24 octobre 2013

1. Quelques pas à travers les décombres

Depuis la chute de l'URSS, l'Europe est le témoin du désastre qui frappe toute une partie du travail salarié. Il semble même que, selon les "experts", un pourcentage important des plus jeunes d'entre nos concitoyennes et concitoyens se trouveraient désormais plus ou moins définitivement coupé(e)s, et pour la vie, de toute véritable intégration à la société, tant pour sa production que pour sa consommation. Tout cela se déroule au milieu du plus grand silence : il n'y a de bruit - un bruit qui ne nous aidera en rien à... [Lire la suite]
02 novembre 2013

13. Quand les travailleurs de base glissent vers la condition des marchandises

Du côté du salaire minimum, il n'est guère difficile de rejoindre le statut de ces choses si particulières que sont les marchandises. En tout cas, il est essentiel pour les détenteurs de capitaux que les travailleurs de base jouxtent cette condition-là. Pour en trouver qui soient de cette catégorie extrêmement juteuse en termes de profit, ils sont prêts à aller au bout du monde : ça s'appelle l'impérialisme, et c'est ce qui anime prioritairement les multinationales. Un objet en tant qu'objet a une valeur d'usage : il sert à ceci... [Lire la suite]
10 novembre 2013

17. Dans quelle terrible Histoire accélérée ladite mondialisation s'efforce-t-elle de nous emporter ?

Tant qu'elle reste le fait du mode capitaliste de production, l'ouverture des frontières ne tend qu'à assurer la croissance du capital productif de plus-value et donc de profit. "Mais qu'est-ce que la croissance du capital productif ? demande Karl Marx dans "Travail salarié et capital", et il répond aussitôt :"C'est la croissance de la puissance du travail accumulé sur le travail vivant, c'est la croissance de la domination de la bourgeoisie sur la classe laborieuse." En permanence, le capital devant lequel s'ouvrent de nouveaux... [Lire la suite]
10 novembre 2013

18. Cet argent qui n'a pas d'odeur, dit-on

Lorsque Voltaire recevait l'une de ces lettres de change qui lui venaient de Cadix en retour d'une petite part de l'investissement qu'il avait judicieusement réalisé dans le commerce triangulaire, il ne pouvait guère s'attendre à y trouver des taches du sang, ni même de la sueur, des Noir(e)s. Ce qui fait de cet illustre personnage un très brave homme. Comme nous sommes, nous-mêmes, indemnes de tous les crimes de l'impérialisme, en utilisant le moindre euro... L'argent fait décidément bien de ne pas avoir d'odeur. Mais, par quel... [Lire la suite]
11 novembre 2013

19. Sur la piste de la valeur d'échange

Pour revenir à l'exemple précédemment utilisé : il est bien vrai que la traite des Noir(e)s était un travail comme un autre... Peut-être pas d'un "usage" très humain... mais d'une rentabilité - pour ses entrepreneurs - certaine, à condition de le considérer sous l'angle d'une statistique qui fera disparaître les creux des naufrages et les pics des réussites les plus exceptionnelles. Cette rentabilité se trouvait révélée par la soustraction à opérer "bourgeoisement" entre le prix de l'esclave tel que vendu dans l'île de... [Lire la suite]
11 novembre 2013

20. D'une miche de pain jusqu'à la finance internationale

En tant que tel, le salaire se présente comme la rémunération du travailleur et donc comme le prix de son travail. Comment mesurer ce prix ? Entre notre marin et notre boulanger, entre leurs travaux respectifs aux valeurs d'usage si différentes, où trouver la commune mesure sur le fond de laquelle faire intervenir la rémunération applicable à chacun d'eux ? Les libéraux disent : c'est la concurrence qui va jouer le rôle d'une balance parfaite... Elle va définir "le" point d'équilibre. Entendu : mais à l'équilibre justement, les deux... [Lire la suite]