02 novembre 2013

13. Quand les travailleurs de base glissent vers la condition des marchandises

Du côté du salaire minimum, il n'est guère difficile de rejoindre le statut de ces choses si particulières que sont les marchandises. En tout cas, il est essentiel pour les détenteurs de capitaux que les travailleurs de base jouxtent cette condition-là. Pour en trouver qui soient de cette catégorie extrêmement juteuse en termes de profit, ils sont prêts à aller au bout du monde : ça s'appelle l'impérialisme, et c'est ce qui anime prioritairement les multinationales. Un objet en tant qu'objet a une valeur d'usage : il sert à ceci... [Lire la suite]
10 novembre 2013

18. Cet argent qui n'a pas d'odeur, dit-on

Lorsque Voltaire recevait l'une de ces lettres de change qui lui venaient de Cadix en retour d'une petite part de l'investissement qu'il avait judicieusement réalisé dans le commerce triangulaire, il ne pouvait guère s'attendre à y trouver des taches du sang, ni même de la sueur, des Noir(e)s. Ce qui fait de cet illustre personnage un très brave homme. Comme nous sommes, nous-mêmes, indemnes de tous les crimes de l'impérialisme, en utilisant le moindre euro... L'argent fait décidément bien de ne pas avoir d'odeur. Mais, par quel... [Lire la suite]
16 novembre 2013

22. Le travail ne peut pas être la mesure de lui-même

Si le temps de travail était la mesure de lui-même, son produit serait d'une valeur d'échange égale à sa valeur d'échange à lui. Le temps nécessaire à la production de l'objet équivaudrait alors, en valeur, au temps de vie du travailleur. Cette valeur ne pourrait pas s'accroître au-delà de l'existant, sauf à forcer le temps de travail. Admettons que la valeur d'échange des outils et des matières premières se réduise, elle aussi, à cette équivalence avec le temps de travail nécessaire pour les produire,... [Lire la suite]
17 novembre 2013

23. Qu'est-ce donc que la valeur de la force de travail ?

La question est de Karl Marx, et voici sa réponse ("Salaire, prix et plus-value", 1865) : "Comme celle de toute autre marchandise, sa valeur est déterminée par la quantité de travail nécessaire pour la produire." Comment se peut-il que la force de travail de l'ouvrier, par exemple, se présente sous la forme d'une marchandise ? D'où vient qu'il ne puisse pas, lui-même, mettre en oeuvre sa force de travail ? D'où vient qu'il se trouve séparé des instruments de travail et des matières premières , mais aussi de la clientèle que, dans ce... [Lire la suite]