10 novembre 2013

18. Cet argent qui n'a pas d'odeur, dit-on

Lorsque Voltaire recevait l'une de ces lettres de change qui lui venaient de Cadix en retour d'une petite part de l'investissement qu'il avait judicieusement réalisé dans le commerce triangulaire, il ne pouvait guère s'attendre à y trouver des taches du sang, ni même de la sueur, des Noir(e)s. Ce qui fait de cet illustre personnage un très brave homme. Comme nous sommes, nous-mêmes, indemnes de tous les crimes de l'impérialisme, en utilisant le moindre euro... L'argent fait décidément bien de ne pas avoir d'odeur. Mais, par quel... [Lire la suite]
07 décembre 2013

27. Au bal des vampires

En Europe - mais n'est-ce que momentané ? -, l'effondrement politique du salariat ordinaire a permis au capital de reconduire la force de travail à ses conditions minimales de survie : on finit même par y mourir de malnutrition et de froid dans les rues de la mauvaise saison. Reprenons alors la formule de Karl Marx (in "Salaire, prix et plus-value") :"Qu'est-ce donc que la valeur de la force de travail ? Comme celle de toute autre marchandise, sa valeur est déterminée par la quantité de travail nécessaire pour la produire." Or, il y... [Lire la suite]