02 novembre 2013

12. La condition fondamentalement désespérante des travailleurs de base

Dans un système économique fondé sur l'appropriation privée des moyens de produc-tion et d'échange (capitalisme), la Société est, d'abord et avant tout, constituée de celles et de ceux qui s'approprient les richesses produites à partir de ces moyens de production et d'échange qui leur appartiennent. Dans les interstices de cette "bonne" Société se glissent toutes celles et tous ceux qui, n'ayant pas, dans leur propriété, de moyens de produire et d'échanger à faire mettre en oeuvre par le travail d'autrui, en sont réduit(e)s à offrir... [Lire la suite]
02 novembre 2013

13. Quand les travailleurs de base glissent vers la condition des marchandises

Du côté du salaire minimum, il n'est guère difficile de rejoindre le statut de ces choses si particulières que sont les marchandises. En tout cas, il est essentiel pour les détenteurs de capitaux que les travailleurs de base jouxtent cette condition-là. Pour en trouver qui soient de cette catégorie extrêmement juteuse en termes de profit, ils sont prêts à aller au bout du monde : ça s'appelle l'impérialisme, et c'est ce qui anime prioritairement les multinationales. Un objet en tant qu'objet a une valeur d'usage : il sert à ceci... [Lire la suite]
03 novembre 2013

14. Un temps de vie qui se vend au plus bas prix

Abstraction faite du prix de vente qui se trouve dans la dépendance de la concurrence, les frais de production fournissent le seuil sur lequel vient buter le gain du bourgeois. Toutefois, pour se placer en situation favorable dans le petit jeu de la concurrence, c'est-à-dire dans la fixation de son prix de vente, et pour, tout à la fois, obtenir le gain le plus important possible, le bourgeois doit veiller à tenir ses frais de production au plus bas. De quoi ceux-ci sont-ils constitués ? Comme nous l'avons vu précédemment, en... [Lire la suite]
03 novembre 2013

15. Le prix à payer pour qu'une nouvelle marchandise humaine remplace l'ancienne

S'il se laisse ramener à ses seuls coûts de production et d'entretien, l'ouvrier, en tant qu'il est une force de travail au repos, se trouve exactement dans la situation d'une marchandise revenue à son statut d'objet livré à lui-même. Son existence persiste, enserrée dans les conditions minimales de la seule survie : il pourra, par exemple, s'y rencontrer le bistrot du coin avec son loto, le téléviseur avec ses matches de football, etc. Des minima qui se masquent sous du rêve plus ou moins fabriqué... Le temps de travail se voit... [Lire la suite]
03 novembre 2013

16. Pourquoi la croissance économique est-elle nécessaire, et fatale à la fois ?

Avant tout, le capitalisme est un dynamisme. C'est ce qui le rend passionnant pour les uns, et mortifère pour les autres. En effet, le capital lui-même est un processus dialectique qui emporte avec lui, et dans son histoire à lui, la quasi-totalité de la population mondiale d'aujourd'hui, et une partie très importante du passé de l'humanité qu'il mêle au mouvement d'aujourd'hui, mais à sa façon. Karl Marx nous rend sensibles à cet aspect des choses dans "Travail salarié et capital" :"Le capital se compose de matières premières,... [Lire la suite]
10 novembre 2013

17. Dans quelle terrible Histoire accélérée ladite mondialisation s'efforce-t-elle de nous emporter ?

Tant qu'elle reste le fait du mode capitaliste de production, l'ouverture des frontières ne tend qu'à assurer la croissance du capital productif de plus-value et donc de profit. "Mais qu'est-ce que la croissance du capital productif ? demande Karl Marx dans "Travail salarié et capital", et il répond aussitôt :"C'est la croissance de la puissance du travail accumulé sur le travail vivant, c'est la croissance de la domination de la bourgeoisie sur la classe laborieuse." En permanence, le capital devant lequel s'ouvrent de nouveaux... [Lire la suite]