16 novembre 2013

21. L'offre et la demande ne déterminent que le prix de marché

En réalité, ce n'est pas la confrontation directe entre notre marin et notre boulanger qui va servir à déterminer le prix, entre eux, de la miche de pain. Quel que soit l'acheteur, la miche de pain ne change pas de prix. Ce prix lui-même tient compte, en particulier, de la quantité des pains préparés simultanément. La solidarité des pains lors de leur fabrication produit leur solidarité de prix lors de la vente. Or, par-delà le boulanger, il y a ses éventuels concurrents : qu'ils soient déjà installés dans sa proximité, ou qu'ils... [Lire la suite]
16 novembre 2013

22. Le travail ne peut pas être la mesure de lui-même

Si le temps de travail était la mesure de lui-même, son produit serait d'une valeur d'échange égale à sa valeur d'échange à lui. Le temps nécessaire à la production de l'objet équivaudrait alors, en valeur, au temps de vie du travailleur. Cette valeur ne pourrait pas s'accroître au-delà de l'existant, sauf à forcer le temps de travail. Admettons que la valeur d'échange des outils et des matières premières se réduise, elle aussi, à cette équivalence avec le temps de travail nécessaire pour les produire,... [Lire la suite]
17 novembre 2013

23. Qu'est-ce donc que la valeur de la force de travail ?

La question est de Karl Marx, et voici sa réponse ("Salaire, prix et plus-value", 1865) : "Comme celle de toute autre marchandise, sa valeur est déterminée par la quantité de travail nécessaire pour la produire." Comment se peut-il que la force de travail de l'ouvrier, par exemple, se présente sous la forme d'une marchandise ? D'où vient qu'il ne puisse pas, lui-même, mettre en oeuvre sa force de travail ? D'où vient qu'il se trouve séparé des instruments de travail et des matières premières , mais aussi de la clientèle que, dans ce... [Lire la suite]
17 novembre 2013

24. Pour une baisse sensible des coûts de production de la force de travail la plus ordinaire

L'Europe est, semble-t-il, très bien conseillée par des personnages comme le professeur danois GØsta Esping-Andersen de l'Université espagnole de Pompeu Fabra, dont nous utilisons ici un document ainsi présenté par lui-même : « Le présent texte est très largement repris du rapport soumis par l’auteur à la présidence portugaise de l’Union européenne. » (Cette citation et les quatre suivantes sont tirées de "Une santé aux mains du grand capital ? - L'alerte du Médiator", Michel J. Cuny, Editions Paroles Vives 2011, pages 293-294) ... [Lire la suite]
23 novembre 2013

25. La déconstruction programmée des familles pauvres

"... difficile d'éviter l'émergence de nouvelles inégalités...", c'est sur ces bonnes paroles que nous avons quitté le conseiller des autorités de Bruxelles, c'est-à-dire de cette Europe qui se fait contre les peuples, ainsi que le démontre ce qui suit, et qui se trouve également dû à la plume avisée du professeur Esping-Andersen. Je le cite encore d'après "Une santé aux mains du grand capital ?" (page 295) : "S'il n'est pas possible d'éliminer les faibles revenus, les emplois médiocres ou l'emploi précaire (qui pourraient... [Lire la suite]
23 novembre 2013

26. Sous la destruction des familles pauvres, une bonne dose d'accumulation primitive

La disqualification sociale et professionnelle des pères, l'exportation, hors des familles ouvrières, des qualifications éducatives et ménagères des mères, la destruction des vies en couple, autant de phénomènes qui se rangent dans la guerre des classes acharnée qui a pu tout spécialement croître et embellir après la chute de l'U.R.S.S., elle-même précédée, en Europe, par l'effondrement des partis communistes. Les couples qui se séparent sans stratégie montante s'exproprient, pour moitié, de leur lieu de résidence. Il leur faut, pour... [Lire la suite]
07 décembre 2013

27. Au bal des vampires

En Europe - mais n'est-ce que momentané ? -, l'effondrement politique du salariat ordinaire a permis au capital de reconduire la force de travail à ses conditions minimales de survie : on finit même par y mourir de malnutrition et de froid dans les rues de la mauvaise saison. Reprenons alors la formule de Karl Marx (in "Salaire, prix et plus-value") :"Qu'est-ce donc que la valeur de la force de travail ? Comme celle de toute autre marchandise, sa valeur est déterminée par la quantité de travail nécessaire pour la produire." Or, il y... [Lire la suite]
08 décembre 2013

28. Une dialectique impérieuse

Expression des rapports de classe, le chômage massif et de longue durée pèse rudement sur la rentabilité de l'économie capitaliste. La bourgeoisie ne peut cependant pas pratiquer tout de go des coupes sombres dans la chair même d'hommes, de femmes et d'enfants qu'elle voue, tout à la fois, à n'être que des surnuméraires : il faudrait d'abord qu'il y ait de l'émeute dans l'air... Mais, ainsi que Karl Marx le souligne (in "Salaire, prix et plus-value"), le fond de la dialectique du capital (la bourgeoisie et ses alliés) et du... [Lire la suite]
08 décembre 2013

29. D'une action syndicale apolitique qui fait long feu

Ayant posé la distinction à opérer entre la production et l'entretien - qui sont de la responsabilité du travailleur - de la force de travail elle-même, et l'usage qui peut, par ailleurs, être fait de cette même force de travail par l'employeur contre versement d'un salaire et appropriation de la plus-value produite, Karl Marx écrit : "La valeur de la force de travail est déterminée par la quantité de travail nécessaire pour la conserver ou la reproduire, mais l'emploi de cette force n'a d'autres limites que celles des énergies... [Lire la suite]
Posté par cunypetitdemange à 20:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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